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La boucle… est bouclée.

12 août

La boucle est bouclée. Celle du Kansai en particulier, de Toba à Biwa, de Kobe à Amanohashidate, de la Mer du Japon à l’Océan Pacifique, d’une montagne à l’autre.

Celle des rencontres aussi…Tant de visages inoubliables, d’attentions, de patience : finalement, ce sont les acteurs de cette pièce qui me manqueront plus encore que son décor. Et puis la cérémonie de bienvenue fait place à celle d’adieu dans la même joie (les larmes en plus), l’appartement qui s’était rempli se vide d’un coup. C’est mon cœur que cette boucle serre trop fort.

Rien ne sert de figer sur un blog ces derniers instants que je garde donc pour moi, dont la principale beauté réside dans l’éphémère…Mono no aware. Adrien a déjà fait un bien joli voyage.

Il ne me reste plus que la petite boucle argentée de la ceinture de l’avion à fermer, celle qui mettra un point final à cinq mois ô combien chers à mon cœur, celle que je serrerai bien fort pour emporter tous mes souvenirs avec moi, mais qui ne tirera certainement pas un trait définitif sur mon retour ici… See you soon in France. See you soon, Japan.

 
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Pause gourmande chez WAKO

07 août

Le carrefour de Ginza est mythique pour plusieurs raisons : à chaque angle s’élève des bâtiments qui sont de véritables institutions et c’est à de ce carrefour que sont prises la plupart des vidéos montrant des centaines et des centaines de personnes se croisant sur des passages piétons.

Wako est l’un des 4 bâtiments qui font le prestige du carrefour de Ginza. En Europe, on pourrait le comparait à Harrods, le grand magasin chic de Londres.

Je suis allé y faire un tour. C’est plus grand que ça n’en a l’air ! Wako est réputé pour ses luxueuses collections, mais pas seulement… Wako, c’est aussi Wako Chocolate Salon dont la finesse de la pâtisserie est connue de tout Tokyo. Encore mieux : le Wako Tea Salon qui est, selon les guides touristiques et certains japonais, l’un des meilleurs salons de thé de tout le Japon. Ca tombe bien, c’est l’heure du thé !

A l’entrée, un réceptionniste prend mon nom et me demande d’attendre. A l’heure du thé, toute la bonne société se retrouve ici et il faut donc patienter un peu ; d’autant que je n’avais pas réservé. Lorsqu’une table se libère, je m’installe. Bel ensemble, très classique mais élégant : nappe rose, argenterie, hôtesse en robe noir à napperon blanc,…. Bien !

La carte propose des choses qui semblent toutes plus délicieuses les unes que les autres. Ne sachant pas les prix et n’étant pas absolument certains de bien-fondé de leur réputation, j’opte pour quelque chose de “simple” : une crème brûlée.

Bon choix ! On m’apporte sur un plateau d’argent une crème parfaitement exécutée. Esthétiquement rien à redire, je me régale déjà ! La petite gaufre maison surmontant un sorbet de poire de Hakone ; parfait. Voici le dessert le plus fin que je mange de tout mon séjour au Japon ; j’en suis tout ému. Merveille ! Merveille ! Merveille !

Ma gorge se sert un peu (beaucoup, en fait) lorsque je vois l’addition. Mais le malaise passe vite : prendre un thé (exquis, au passage) avec un dessert raffiné dans l’un des salons les plus courus de la haute société tokyoïte, avec un service impeccable… c’est toute une expérience !

 
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Sony building

07 août

Après le NTT Intercommunication Center, j’ai envie de voir d’autres démonstrations de technologie. En rentrant dans le métro, je m’aperçois qu’une station débouche directement à l’intérieur de l’immeuble Sony. Voilà de quoi satisfaire mon envie.

Le Sony building, c’est un immense show-room. Dans son fief de Tokyo, l’entreprise japonaise étale toute son avance en matière de nouvelles technologies et le pari est réussi : on en a plein les yeux ! Il y a de grands aquarium un peu partout avec des poissons exotiques, des tortues, des requins… C’est inutile mais ça en met plein la vue.

La grande tendance, c’est la 3D et on retrouve énormément d’écrans et de gadget en 3D.

Ce qui est intéressant aussi, c’est que l’on peut tout essayer. Emporter une caméra pour filmer un aquarium, la poser sur un sol vibrant, tester les ordinateurs, se promener avec un baladeur,… Cela donne même un joyeux bordel sur fond de haute technologie.

On l’aura compris, le Sony Building est une étape incontournable du voyageur amateur d’électronique !

 
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Opera City – Shinjuku Station / labyrinthes urbains

07 août

Je sors un peu étourdi du 21_21. Le temps file vite et j’ai un programme encore chargé. Je prends donc un taxi pour rejoindre le quartier de Shinjuku où j’avais passé la nuit la veille. Le chauffeur a été ravi de constater que je parlais japonais et s’est donc fait un plaisir, tout en conduisant, de me présenter les différents buildings que nous pouvions voir depuis la route. Un trajet fort agréable en somme. Il est l’heure de manger et je m’arrête au Lotteria ; un peu trop gras mais roboratif !

Je suis dans la Tokyo Opera City Tower. Haut de 234 mètres et avec 54 étages, ce multiplex contient des bureaux, des restaurants, des boutiques, une gallerie d’art contemporain, des salles de théâtre, une scène pour les ballets et les opéras,… C’est une ville dans la ville et ça donne le tournis.

Ce qui me surprend le plus, c’est l’étrange atmosphère qui règne dans cette tour. Je m’attendais à un endroit fourmillant de visiteurs et grouillant d’activité mais en fait c’est assez calme et les couloirs sont immenses, marbrés et… vides.

Je suis venu ici pour visiter l’étonnant NTT Intercommunication Center réputé pour présenter des ouvres mêlant art et technologie. Promesse tenue avec l’exposition Open Space 2010. J’en retiens surtout une installation “The Tenth Sentiment” de Kuwakubo Ryota. Il s’agit d’une pièce plongée dans l’obscurité. Au centre de cette pièce un train miniature roule sur un circuit avec une toute petite lumière sur la locomotive. Différents objets sont placés le long du parcours : une passoire, des boîtes, des rouleaux de scotch, des petits personnages,… et quand le train passe, l’ombre se diffuse sur le mur. En regardant le mur, on a donc l’impression d’être dans un train et de voir des pylônes électriques, de traverser un tunnel, d’entrer dans la gare de Kyoto,… tout ceci avec des objets d’une simplicité extrême. Génial !

Je sors de là ravi. Direction la gare de Shinjuku pour prendre le métro. Ce n’est pas une mince affaire car il s’agit de la gare la plus fréquentée du monde. Il y a en moyenne 3,7 millions de passagers par jour ! Alors, imaginez un peu : un monde fou, fou, fou. Tellement de monde, d’ailleurs, que parfois, on est emporté par la foule sans pouvoir réellement aller dans la direction que l’on souhaite. L’opération est compliquée, en plus, par le fait que la gare de Shinjuku est tentaculaire et labyrinthique. Juste pour donner un chiffre : il y a 200 portes de sorties dans cette gare. J’ai eu beaucoup de mal à m’orienter et à m’extraire de la masse mais finalement, je suis parvenu à prendre le métro et par chance celui n’était pas trop plein.

Repos de courte durée car il s’est vite rempli et des employés aux gants blancs poussaient les gens pour tasser au maximum les rames de métro. Impossible de bouger et de respirer. L’horreur ! Mais c’est une expérience à vivre : le métro coloré, bondé, avec ses petits jingles à chaque station. Ça ne s’oublie pas !

 
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21_21 : découvrir et perdre son identité

07 août

Je quitte la tour Mori pour rejoindre l’un des deux autres sommets du “triangle de l’art” : le 21_21 Design Sight. Tout comme le musée que je quitte, il s’agit là d’un des hauts lieux de l’art contemporain au Japon.

Le 21_21 est un musée très récent : il a ouvert ses portes en 2007. Bien entendu, il dispose d’une architecture futuriste que l’on doit à Ando Tadao (l’architecte, par exemple, du Chichu Art Museum sur l’île de Naoshima). De l’extérieur, le bâtiment rappelle un insecte de papier que l’on aurait punaisé au sol.

L’objectif du 21_21 est de faire redécouvrir les objets et les événements de la vie quotidienne sous l’angle d’un design d’avant-garde. C’est d’ailleurs pour cela que l’endroit s’appelle “21_21″ : cela fait référence au 20 sur 20 que l’on obtient chez l’ophtalmologue pour une vision parfaite. Ici, le design permet de réinterpréter les choses, on en a donc une vision plus que parfaite, 21_21.

L’exposition qui a lieu en ce moment (jusqu’au 3 novembre) est tout à fait particulière : The Definition of Self. Les designers ont décidé ici de faire se (re)découvrir les visiteurs. Sacrée ambition !

Dès l’entrée, on passe par une petite cabine où une machine donne des instructions pour nous peser, nous mesurer, prendre nos empreintes, faire un scanner de la rétine ou encore dessiner une étoile dans l’air… Le ton est tout de suite donné. On peut alors entrer dans l’exposition à proprement parler.

Le visiteur est amené à s’apercevoir qu’il est très semblable aux autres visiteurs : nous avons tous deux bras, une tête, etc… Ce n’est pas une surprise. Par contre, il prend conscience que même s’il partage des caractéristiques communes avec la foule, il est unique. Lorsque l’on traverse un couloir dont l’un des murs est un écran de plusieurs mètres de longs, après seulement quelques pas, une petite flèche avec notre nom nous pointe et nous suit jusqu’au bout : notre taille et notre poids (mesurés par des capteurs astucieusement disposés) nous trahissent. De même, c’est la photo qui est au dessus, lorsque l’on dessine une étoile dans les airs, un ordinateur parvient immédiatement à nous identifier. Un motif géométrique, même simple, peut révéler notre empreinte.

Les designers s’amusent aussi à nous faire considérer des aspects de nous-même que nous ignorions jusqu’à présent. Un écran enregistre notre silhouette, et on peut ensuite la “dérouler” en tirant sur un fil. Vous imaginiez que le contour de ma silhouette fait presque 8 mètres ?!?!

Nous sommes donc tous différents. Mais jusqu’à quel point ? Il y a une sorte de piscine sur le bord duquel un petit scanner prend l’empreinte de notre index. L’empreinte numérisée apparaît alors à la surface de la piscine et se met à flotter librement. Emportée par le courant, elle finit par rejoindre un banc d’empreintes, de tous les visiteurs. On la suit mais au milieu de toutes ses empreintes, on ne sait plus vraiment… elles se ressemblent tellement.

Tous pareils, tous différents. Pareils dans nos différences. Différents dans nos ressemblances. Tout cela est bien compliqué.

En tout cas, on sait qui l’on est, c’est notre identité. Un point de repère, rassurant MAIS qui peut aussi être source d’angoisse. Lorsque l’on arrive aux portiques d’identification, on sent le doute poindre. Il faut se présenter devant une série de double portiques : homme/femme, -30ans/+30ans, souriant/neutre,… A chaque étape, on se place devant le portique qui nous correspond. Une caméra nous observe et, automatiquement, nous ouvre le portique si nous remplissons les critères. Devant le portique “femme”, la porte ne s’est jamais ouverte. Alors qu’en me plaçant devant le portique “homme”, j’ai pu passer. Pendant le temps où la caméra compare ce qu’elle filme aux données qu’elle a en mémoire, on doute : suis-je quelqu’un de souriant ? le portique va-t-il s’ouvrir ? Suis-je, donc, dans la norme ? Lorsque notre identité est questionnée, il y a toujours un sentiment de malaise.

Le malaise arrive d’ailleurs à son apogée dans l’installation “You < goldfish”. Il s’agit d’une petite cabane dans laquelle on entre seul. On se retrouve alors dans une salle de bain. Il y a une commode avec un aquarium (de l’eau mais pas de poisson), un tapis, un lavabo avec du savon, une brosse à dents, un miroir, etc… Situation normale. Et pourtant, quelque chose est bizarre, on ne se sent pas très bien. Alors, on regarde à nouveau cette salle-de-bain. Machinalement, les yeux se posent sur le miroir et le choc se produit : on n’apparaît pas dans le reflet du miroir. A bien y regarder, en plus, il y a maintenant un poisson rouge dans l’aquarium. Je suis là, mais sans reflet. Le poisson rouge n’est pas là, mais se reflète. On se sent vraiment bizarre. Existe-t-on vraiment si l’on ne peut même plus s’envisager physiquement ?

En plus, plus loin, un panneau de bois trahit mes pensées. Si je regarde dans l’œilleton la grande image, une projection affiche les détails sur lesquels mes yeux s’attardent. J’ai perdu mon reflet, c’est-à-dire mon existence physique et maintenant, tout ce qui me reste, mes pensées sont à la portée de tous.

Expérience plus que déroutante que cette “Definition of Self“. Le 21_21 est un lieu très conceptuel qui rebutera une partie des visiteurs mais séduira les amateurs de design. Très abstrait, insaisissable, parfois totalement incompréhensible et pourtant fascinant : un bel avenir attend le 21_21, ça ne fait aucun doute.

 
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Rethinking the Japanese perception of nature

07 août

J’ajoute ici quelques photos professionnelles de l’exposition SensingNature au Mori Art Museum. Elles proviennent du site du musée, de l’incontournable page Designboom et du blog incroyable de Frédéric Gautron. Il s’agit uniquement des travaux de Tokujin Yoshioka et plus particulièrement de l’installation Snow.

 
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SensingNature au Mori Art Museum

07 août

Le Mori Art Museum est connu pour le nombre impressionnant d’expositions temporaires qu’il organise chaque année. Celles-ci ont une renommée internationale car elles sont de qualité, soignées et toujours en lien avec l’actualité la plus brûlante de l’art contemporain.

C’est ce lien très fort avec l’avant-garde qui peut à la fois plaire et gêner le visiteur. L’exposition SensingNature en est le parfait exemple. On y voit des choses tout à fait étonnantes. Et, d’autres fois, les œuvres restent muettes. Significations opaques, esthétisme discutable, concepts inaccessibles.

SensingNature présente 3 artistes japonais qui donnent leurs représentations de la nature, à travers des installations de grande taille.L’idée est de recréer des phénomènes naturels et l’expérience que l’on peut avoir de la nature. L’exposition démarre par une œuvre très poétique de Tokujin Yoshioka. Au milieu d’une salle blanche, un grand bloc à parois souples est rempli de plumes. A intervalles réguliers, deux ventilateurs placées à chaque extrémité s’activent et font voler les plumes en hauteur. Cela donne une jolie impression de neige, qui retombe doucement lorsque les ventilateurs s’arrêtent. C’est un sentiment agréable et assez apaisant à regarder. . La pièce est éclairée par d’immenses parois de lumière faisant toute la hauteur de la pièce.

Après les sombres espaces de Taro Shinoda, on arrive aux fascinantes installations de Takeshi Kuribayashi. C’est un artiste japonais qui s’intéresse au concept de bordure. Deux installations, en particuliers donnent à voir la séparation entre deux mondes naturels. On entre dans une pièce comme dans une sorte de grotte de papier mâché. Dans les parois, il y a quelques ouvertures.

De là, on voit une forêt blanche, complétement irréelle.

Dans la pièce suivante, à la sortie de la grotte de papier, on se retrouve face à un énorme tas de terre. Un petit escalier permet d’aller jusqu’en haut. Là, une petite plaque coiffe le haut du monticule. Une représentation de l’espace émergé et du monde immergé qui fait écho à la grotte-forêt de papier.

Dans la plupart des pièces, il y avait un fond sonore. Discret mais important. Le bruit est d’ailleurs au centre de quelques installations. Il y avait par exemple une salle toute blanche, avec un bassin tout blanc contenant un liquide laiteux (blanc !). L’ensemble est inspiré par par le Tofoku-ji (un temple de Kyoto).De temps en temps, des gouttelettes tombent et brisent la perfection du lieu tout en faisant partie de l’harmonie générale.

Vidéo : Ginga, pluie dans la voie lactée

Si toutes les expositions sont aussi enthousiasmantes, alors il serait dommage de se contenter de la Tokyo City View. Il existe en plus un billet couplé “Tokyo City View + Mori Art Museum”. N’hésitez pas !

 
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Petit-déjeuner dans le ciel de Tokyo

07 août

Le centre des Roppongi Hills, c’est la tour Mori. C’est le bâtiment le plus haute de Tokyo. Il concentre un centre d’art contemporain, des restaurants, des boutiques, des bureaux,…

Comme la plupart des buildings de Tokyo, les visiteurs peuvent profiter d’une vue panoramique au sommet de la tour. Pour beaucoup la “Tokyo city view” de la tour Mori est la plus impressionnante de toutes. J’achète donc un ticket et monte dans l’ascenseur. Un panneau indique que c’est le plus rapide de la ville. Au retour, j’ai pris une vidéo pendant quelques secondes…

Vidéo : dans l’ascenseur de la tour Mori

On arrive au 52ième étage un peu étourdi. Et là, c’est une vue encore plus étourdissante qui nous attend. La ville s’étend à l’infini. Maisons basses et buildings s’enchaînent à perte de vue… La Tokyo Tower, petite sœur rubiconde de la tour Eiffel, impose sa silhouette sur ce panorama vertigineux.

Je reconnais le quartier de Shinjuku où j’ai passé la nuit. Les tours du Park Hyatt et le Tokyo Metropolitan Government se reconnaissent facilement. J’identifie aussi le Cocoon, ce gratte-ciel noir recouvert d’un entrelacement chaotique blanc. En fait, on voit aussi la gare de Shinjuku, “l’Empire State Building” version japonaise et plein d’autres lieux encore sur cette photo mais ce n’est pas facile de tous les répertorier.

Les vues sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. La tour Mori contribue à rendre le panorama époustouflant grâce à son architecture contemporaine.

Mais n’oublions pas que la réputation de la tour Mori vient aussi et surtout de son excentricité. On y contemple des œuvres au sens mystérieux , on s’y étonne face aux mises en scène délirantes, on se surprend du design des bars,… De là, il semble presque normal de voir des dinosaures (!) au sommet de la tour. Au détour d’un couloir : un tyrannosaure. Plus loin, un squelette géant. Roppongi hills power !

Quel lieu insolite que cette Tokyo city view, en haut de la tour Mori ! Je le recommande à tous. Et pour ceux à qui l’immensité de la ville donnerait le vertige, je conseille de s’arrêter dans l’un des bars. Prendre un simple verre, un petit-déjeuner (miam miam, testé et approuvé !) ou un repas en haut de la plus haute tour de la capitale, c’est magique !

 
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Maman à Roppongi Hills

07 août

J’ai parcouru attentivement les guides touristiques, les sites internet, les brochures,… Tokyo est une ville aux multiples visages. J’ai choisi de n’en voir que la modernité spectaculaire. Après une courte nuit, sous les ciels de néons de Shinjuku, je pars directement aux Roppongi Hills. Ces collines qui surplombent la ville sont connues pour l’audace architecturale, les tripots malfamés, l’art contemporain, l’urbanisme conceptuel, les grappes d’étrangers qui y vivent,… Bref, c’est un joyeux bordel.

Symbole de ces lieux d’avant-garde et complétement fous : Maman. Ce monstre géant étale sa structure délicate sur les collines cabossées. Il s’agit de l’une des célèbres araignées de Louise Bourgeois – récemment disparue. Maman est devenue un lieu de rendez-vous, un point de repère, une attraction.

Roppongi Hills est aussi surnommé le “triangle de l’art” car trois musées de grande qualité s’y tiennent : le National Art Center (dont vous pouvez voir la façade sur la deuxième photo), le 21_21 et le Mori Art Museum. Ce dernier se trouve dans une tour immense de verre et d’acier, dont l’entrée est gardée par l’araignée de Louise Bourgeois.

En route pour la tour Mori !

 
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Nuit à Shinjuku

06 août

Il est déjà tard et je suis fatigué mais je ne peux pas résister à l’envie de voir Tokyo de nuit. Mon hôtel se trouve à Shinjuku, en plus ! C’est l’un des quartiers les plus animés de la ville. Bureaux d’affaires, centres commerciaux, gare chaotique,… tout y est. Tout, avec cette fameuse folie qui caractérise la ville. Ici, la nuit est… lumineuse. Des écrans, des enseignes, des néons, des lampadaires, il y a des petites lumières partout. Par endroit, on peut même dire qu’il fait plus clair qu’en plein jour. La foule est compacte, elle m’emporte sans que je ne sache vraiment où.

Je passe dans les allées du Golden Gai, à la recherche du bar La Jetée. Je ne connaissais pas l’adresse exacte et le hasard ne m’a pas amené au bon endroit. Je suis donc rentré à l’hôtel, la journée suivante s’annonçant chargée.

 
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